Kouchner, une entrée au gouvernement d'exception...

Déjà, avant même qu'il n'ait pris ses fonctions de ministre des affaires étrangères, Bernard Kouchner a eu droit à une procédure d'exception : il s'est fait mettre dehors. Du parti socialiste, par François Hollande. L'exclusion du PS avait été beaucoup moins rapide pour Georges Frêche, à la suite de ses propos racistes répétés. Et l'exclusion de Georges Frêche avait été décidée après réunion d'un comité. Comme quoi, aux yeux de l'exécutif du PS, il vaut beaucoup mieux tenir des propos racistes, que faire partie d'un gouvernement de droite. Sectarisme ?

Bernard Kouchner bénéficie également d'un traitement exceptionnel des instituts de sondages. Un sondage rien que pour lui ! 66% des français estiment que Bernard Kouchner a eu raison d'accepter d'être ministre des Affaires étrangères de Nicolas Sarkozy, selon un sondage CSA, contre 19% qui lui donnent tort. Pour le seul électorat de Ségolène Royal, 56% donnent raison au "French Doctor", contre 37% qui estiment qu'il n'aurait pas dû accepter.

La passation de pouvoir avec Philippe Douste-Blazy avait ceci d'exceptionnel que c'était la troisième entre les deux hommes. Bernard Kouchner a déjà passé deux fois les rênes du ministère de la santé au ministre de droite. Aujourd'hui, c'était dans l'autre sens. Les deux hommes sont amis, s'apprécient et se tutoient devant les caméras.


La passation de pouvoir en vidéo sur lci.fr

Posted on 5/18/2007 10:34:00 PM by PierreMF

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Pour que Royal gagne au second tour il lui faudrait... un miracle ?

Sondage sur le site de l'express :

Pour que Royal remporte le second tour, il lui faudrait...

un véritable élan à gauche12 % 12 %
l'alliance de l'UDF31 % 31 %
une bourde de Sarkozy12 % 12 %
un miracle...37 % 37 %
C'est le cadet de mes soucis6 % 6 %

Nombre de votants : 1604

Posted on 4/23/2007 3:51:24 PM by PierreMF

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Comparatif des sondages 15 avril 2007 / 15 avril 2002

Une petite comparaison entre le dernier sondage TNS-Sofrès pour l'élection présidentielle et le même sondage TNS-Sofrès effectué en 2002.

  Sondage TNS-Sofres du 15 avril 2007 (+/- 6 avril) Sondage Sofres du 15 avril 2002 Résultat des élections 21 avril 2002
UMP/RPR 30 (+2) 20 19,9
PS 26 (+2) 18 16,2
UDF 17 (-3) 6 6,8
FN 12 (-1) 13 16,9

Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal reprennent chacun 2% par rapport au sondage TNS-Sofres précédent. François Bayrou perd 3%, et Jean-Marie Le Pen perd 1%.

Le sondage Sofres du 15 avril 2002 surestimait Lionel Jospin de 1,8%, et sous-estimait Jean-Marie Le Pen de 3,9%.

En 2007, tous les instituts de sondage majorent les pourcentages de Jean-Marie Le Pen, de façon plus importante qu'en 2002. Ce qui signifie que le nombre de sondés qui déclarent avoir l'intention de voter à l'extrême droite est moins élevé cette année qu'en 2002.

UMP PS Bouffémont

Posted on 4/15/2007 7:42:49 PM by PierreMF

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Sondages présidentielle 2007 - 2002

Voici un petit comparatif du dernier sondage BVA pour l'élection présidentielle et du même sondage BVA effectué en 2002.

  Sondage BVA 5 avril 2007 Sondage BVA 10 avril 2002 Résultat des élections 21 avril 2002
UDF 18 6 6,8
UMP/RPR 29,5 18,5 19,9
PS 24 18 16,2
FN 12 14 16,9

Les sondages ont une marge d'erreur de 2 à 3%. BVA ne s'était pas tellement trompé en 2002 finalement.

 

le chat de Geluck doute des sondages

Posted on 4/5/2007 11:04:00 PM by PierreMF

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Accros des sondages sur la présidentielle 2007, c'est par ici !

Une vue des sondages concernant les intentions de vote de la présidentielle 2007 est disponible sur le site du journal Le Monde : www.lemonde.fr/web/vi/0,47-0@2-823448,54-848463,0.html

Le dernier sondage du 29 mars d'IPSOS donne 31% d'intentions de vote à Nicolas Sarkozy, 24,5% à Ségolène Royal, et 18% à François Bayrou. Au second tour, le candidat de l'UMP l'emporterait avec 53,5%, contre 46,5% à la candidate de gauche.

La vue graphique est très complète et interactive, avec un historique. Où l'on constate en trois secondes que que François Bayrou baisse quand Nicolas Sarkozy monte. Le rapport est moins net avec la candidate du parti socialiste.

Un néophyte de l'analyse graphique en bourse verra immédiatement dans la courbe du candidat de l'UDF le pic de forme "épaule-tête-épaule", qui nait après une longue phase de hausse et annonce une baisse d'ampleur similaire. Si l'on applique l'analyse graphique boursière aux intentions de vote de François Bayrou, on en déduit que son score sera de 14% dans deux semaines. A suivre donc !

Plus d'infos sur la forme "Epaule-Tête-Epaule", la plus connue de l'analyse graphique en bourse ici.

Posted on 3/30/2007 10:09:00 PM by PierreMF

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Le New York Times analyse la stratégie de François Bayrou : la droite et la gauche réunies... pour le pire !

Dans un article paru dans le New York Times du 8 mars, "Un candidat ni/ni pour la présidentielle en France", le quotidien dresse un portrait d'un candidat plein de contradictions. L'article est disponible ici pour les non abonnés.

Aux Etats-Unis, les campagnes électorales sont de grands événements, et la communication des candidats est extrêmement encadrée. Peut-être jusqu'à l'excès. En tous cas, les différents profils de candidats sont là-bas bien connus. Il y a bien sûr ceux des deux principaux partis démocrates et républicains. Pour les autres, il est très difficile de se faire une place. Les candidats en dehors des partis démocrates et républicains ont mis au point une stratégie que les Américains appellent "neither/nor option", ou "ni/ni". Il s'agit tout simplement de mettre dos à dos les deux principaux partis, de se déclarer comme un homme neuf, de remettre en cause le système établi, et de promettre que tout changera avec des idées différentes, neuves, et... démagogiques. Etant donné que les deux principaux partis ont des moyens que personne d'autre ne peut se permettre d'avoir, la seule chance de percer est la manipulation.

En France, nous avons bien sûr Jean-Marie Le Pen dans ce rôle, depuis plus de 20 ans. Egalement des candidats d'extrême gauche.

Le New York Times voit exactement le même comportement avec François Bayrou : "un candidat qui rejette dos à dos les deux partis principaux et demande la fin des fausses promesses est une stratégie de campagne très Américaine". Pour contrer la droite, le candidat de l'UDF déclare "qu'il s'assoit avec les paysans, alors que la droite s'assied avec les milliardaires". Contre le parti socialiste, il affirme que "le modèle socialiste ne fonctionne pas".

Le journal relève que "François Bayrou veut apparaître comme une nouvelle tête", mais que "la chose la plus bizarre dans son ascension rapide est qu'il est présent sur la scène politique depuis très longtemps". En effet, nous connaissons notre béarnais depuis bientôt 30 ans : "ministre de l'agriculture en 1979, député en 1986, ministre de l'éducation dans les années 90. Il a eu Valery Giscard d'Estaing comme mentor dans les années 70. Contrairement à Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal, il s'est déjà présenté à l'élection présidentielle, en 2002, où il a eu 6,8% des suffrages". Notre soi-disant homme neuf connait bien le système...

La correspondante du New York Times s'est rendue dans les Vosges à Epinal, le 2 mars, pour suivre une rencontre de François Bayrou avec les acteurs de la filière bois à l’Ecole Nationale Supérieure des Technologies et Industries du Bois (ENSTIB). Mais les débouchés de cette énergie renouvelable n'ont visiblement pas intéressé le candidat UDF. Le New York Times fait remarquer "qu'il n'a pas pu cacher son ennui lors de la rencontre avec les étudiants et professeurs de cette école, qui expliquaient les mystérieuses utilisations industrielles du bois. Il se grattait l'oreille avec son stylo, s'enfonçait sur sa chaise, baillait et utilisait son téléphone mobile. Quand le directeur de l'établissement s'est adressé à lui par son nom, il a demandé à ce qu'on l'appelle Baille-rou, comme on dit dans sa région, et non bai-rou, comme on dit à Paris". Le journal en conclut que notre "paysan" a encore beaucoup à apprendre en politique : écouter les gens est la base de la politique.

Dans l'avion qui ramenait le candidat et les journalistes à Paris, François Bayrou a été interviewé par la correspondante du New York Times. Il a dressé - en anglais dans le texte - une caricature grotesque des Etats-Unis, et a laissé la journaliste médusée. Ainsi, "les Etats-Unis ont un modèle de société qui ne permet qu'aux plus adaptés de survivre ; la motivation des Américains est de gagner le plus d'argent possible ; les écoles sont horriblement chères ; les classes moyennes ont du mal à joindre les deux bouts ; il ne pourrait vivre que dans les grandes étendues vertes et sauvages du Montana ; la guerre en Irak dirigée par les Etats-Unis est la cause du chaos au Moyen-Orient".

Selon le New York Times, l'arrogance de François Bayrou ne s'arrête pas là : "En tant que catholique pratiquant et père de six enfants, il veut être reconnu comme un intellectuel. Il est particulièrement fier de sa biographie de Henri IV, qui a été un best seller, un best seller ! répète-t'il". A ce point de ma lecture de l'article du New York Times, je me surprends à imaginer la marionnette des Guignols de l'Info parler ainsi... Mais non, il a vraiment dit cela.

La femme de François Bayrou s'occupe de l'écurie de chevaux de courses dans le Béarn. Elle n'aime pas la politique, cela ne correspond pas à sa personnalité. Son mari aime cultiver son image de paysan et d'éleveur de chevaux, près des vraies valeurs. Cette stratégie est efficace auprès des électeurs du Front National, dont certains votent maintenant Bayrou : c'est "un gars du terroir, comme moi" dit-on à Epinal. D'autres le trouvent prétentieux, beau parleur, mais se demandent s'il est de droit ou de gauche.

Pour conclure, le New York Times indique que "le clivage gauche droite" n'est en fait remis en cause que par les instituts de sondage. Les français rencontrés par le quotidien ont un discours bien habituel.

Dans son discours d'aujourd'hui samedi 17 mars, Lionel Jospin a affirmé que "ce que propose M. Bayrou provoquerait une vraie crise politique dans notre pays. Il est incohérent de se prévaloir du ni-droite ni-gauche et de proposer d'avoir ensemble et la droite et la gauche", ajoutant que François Bayrou serait dans l'impossibilité de gouverner la France sans majorité à l'Assemblée Nationale.

François Bayrou veut réunir la droite et la gauche. Personne ne sait comment, ni même si c'est possible de réussir ce qu'il souhaite. Ce qui est sûr, c'est qu'il réunit aujourd'hui l'ensemble de la classe politique pour dénoncer sa manipulation.

 

Article repris par Rédacteur Agoravox

Article repris par

Posted on 3/17/2007 11:01:03 PM by PierreMF

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Les sondages se suivent et se ressemblent (ou pas)

Le dernier sondage IFOP (à paraître le 1er mars) annonce un avantage de Nicolas Sarkozy (52%) sur Ségolène Royal (48%) au second tour de l'élection présidentielle. Au 1er tour, Nicolas Sarkozy est en progression (29%), devant la candidate socialiste en baisse (25,5%), et François Bayrou à 19%. Jean-Marie Le Pen gagne 0,5 point, à 12%.

C'est un sondage consécutif de plus qui donne Nicolas Sarkozy gagnant depuis le 14 janvier, date du congrès UMP. Pourtant, ces derniers jours, Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal étaient dans un mouchoir de poche, tous deux aux alentours de 28% au premier tour, et entre 49 et 51% au second. Il y a deux semaines, 10 points les séparaient (45 - 55%).

Etonnant comment 5 à 10% des Français pourraient changer d'avis en une semaine, puis revenir sur leur décision ? Etonnant aussi comment François Bayrou peut atteindre presque 20% ? Et Le Pen "que" 12% ? Les sondages ne sont que des sondages, pas les résultats des urnes.

Posted on 2/27/2007 6:48:06 PM by PierreMF

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