Sous l'impulsion du président Sarkozy, l'Europe adopte un traité constitutionnel

Nous sommes le 22 juin 2007. A l'issue du sommet européen, les 27 ont adopté à l'unanimité le traité constitutionnel simplifié. Un grand succès pour l'Europe, pour Angela Merkel qui achève sa présidence de l'Europe de belle façon, pour José-Manuel Barroso, et pour Nicolas Sarkozy, à l'origine de ce traité.

Un mois auparavant, le 23 mai, Nicolas Sarkozy s'était rendu à Bruxelles, devant la commission européenne. Jamais un président de la république n'avait accordé une telle importance à cette assemblée en 50 ans ! Il avait présenté l'idée du traité simplifié pour débloquer l'Europe.

José Manuel Barroso attend la modernisation de la France
José Manuel Barroso attend "la modernisation de la France", le 23 mai 2007

Car depuis deux ans, l'Europe était bien malade. Les Français avaient voté "non" au traité constitutionnel européen, pour des raisons encore incompréhensibles, même maintenant que ce n'est plus qu'un mauvais souvenir. De la politique politicienne sans doute. L'Europe était devenue incapable de prendre la moindre décision. Une honte pour la France. José-Manuel Barroso attendait avec impatience "la modernisation de la France" pour renforcer la confiance en l'Europe. Le président Sarkozy avait fait forte impression lors de sa visite à la commission européenne, avec sa volonté et ses convictions affirmées. Finalement, il a réussi a entraîner avec lui les 26 autres pays.

Ce traité constitutionnel simplifié est bien sûr une pirouette pour pallier au "non" français. Mais pas facile de conjuguer nécessité et l'avis du peuple. Le fait est que l'Europe a besoin d'institutions. Elle ne pouvait plus fonctionner. Les 27 le savent, et ont sauté sur l'occasion de débloquer notre continent. Alors ils disent que ce n'est pas une constitution, mais un traité constitutionnel simplifié. Nuance subtile.

Angela Merkel a réussi sa présidence de l'Europe avec l'adoption du nouveau traité constitutionnel. Elle a bien fait remarquer lors de son discours de clôture du sommet ce 22 juin que le nouveau traité est simplifié. De fait il est surtout simplifié sur la forme. La constitution européenne est maintenant compréhensible par les 500 millions d'européens.

C'était peut-être cela le problème du traité constitutionnel européen. Il était trop compliqué. Alors les politiques pouvaient lui faire dire n'importe quoi. Y compris qu'il n'était pas indispensable.


Retour au présent, le 23 mai. J'espère que dans un mois, la construction européenne sera relancée, après deux ans d'immobilisme. Et que le "non" honteux au traité constitutionnel ne sera bientôt plus qu'un mauvais souvenir.

Posted on 5/23/2007 8:34:00 PM by PierreMF

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The Economist : Nicolas Sarkozy est la chance de la France.

The EconomistNicolas Sarkozy : France's Chance, hebdomadaire économique britannique de référence, soutient régulièrement les hommes politiques qu'il estime avoir les meilleurs programmes économiques pour leur pays, quel que soit leur bord politique. Ainsi, The Economist a soutenu des démocrates américains comme Bill Clinton et John Kerry aussi bien que le républicain Ronald Reagan. Soutien du travailliste Tony Blair, l'hebdomadaire s'engage cette semaine aux côtés de Nicolas Sarkozy qui est le candidat qui "offre le meilleur espoir de réformes".

The Economist constate que le PIB par habitant de la France est passé de la 7ème à la 17ème place mondiale en 25 ans, alors que les présidents Mitterand et Chirac n'ont pas réalisé les réformes nécessaires pour une meilleure croissance économique. "Pendant ce temps, d'autres pays d'Europe ont réalisé ces réformes structurelles indispensables, comme le Royaume Uni, l'Espagne, les Pays Bas, l'Irlande et les pays nordiques, tout en préservant leurs protections sociales".

L'hebdomadaire passe en revue les trois principaux candidats, et écarte les deux adversaires de Nicolas Sarkozy d'un revers de main. Ségolène Royal "a rompu les tabous du parti socialiste français en faisant l'éloge de Tony Blair et en critiquant la contrainte d'une semaine de travail de 35 heures au maximum. Malheureusement, sa politique n'est pas adaptée au monde moderne. En économie, elle se tient droit dans ses bottes en conservant les vieux dogmes de gauche : interventionisme de l'état, rigidité du droit du travail, impôts élevés".

"En face, le centriste Bayrou semble plus prometteur, avec sa volonté de réduire le déficit public" note The Economist. Mais le problème est "qu'il aime désespérément trop les subventions agricoles et l'intervention de l'état dans l'économie". De plus "la manière dont il formera un gouvernement n'est pas claire : son parti est minuscule, et ses vagues rêveries de réunir des leaders de la gauche et de la droite est un nivellement des idées par le bas".

"Mr Sarkozy est le meilleur du groupe. Il est le seul candidat à admettre que la France a besoin de changements radicaux". Même si The Economist n'a pas tellement apprécié l'intervention du ministre de l'économie dans le dossier Alstom, ni ses critiques récentes sur le niveau de change de l'euro face au dollar.

En plus d'être le meilleur pour redresser la place économique de la France dans le monde, l'hebdomadaire pense qu'il est le seul candidat à être crédible sur le plan des relations internationales : "sur les problèmes européens, comme l'avenir de la constitution, Mr Sarkozy a une approche plus fine et plus pragmatique que ses rivaux. Il est aussi le candidat qui pourra réparer les relations franco-américaines, qui sont actuellement en lambeaux".

Pour terminer, The Economist évoque une image peu glorieuse de notre pays : "Il a été dit que la France avance de temps en temps en faisant une révolution. Mais rarement, et seulement si elle y arrive". Nicolas Sarkozy est pour l'hebdomadaire britannique "une chance de prouver que cet aphorisme est faux".

Pour moi, c'est une des raisons pour lesquelles je voterai pour Nicolas Sarkozy !

Article repris par Rédacteur Agoravox

Posted on 4/14/2007 6:04:00 PM by PierreMF

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Philippe Douste-Blazy répond aux questions des bloggeurs au QG de Nicolas Sarkozy

Douste Blazy QG SarkozyCe mardi soir, Philippe Douste-Blazy répond aux questions des bloggeurs au QG de Nicolas Sarkozy. Une webcam permet aux internautes de suivre en direct l’intervention sur Second Life dans l’Ile Sarkozy, et de poser des questions.

L’ambiance est un peu plus sérieuse qu’il y a deux semaines avec Roselyne Bachelot. Le personnage est plus conventionnel et moins « haut en couleurs » !

Le ministre des affaires étrangères rappelle qu’il a fait partie de l’UDF avant de rejoindre l’UMP lors de sa création en 2002, avec la plupart des parlementaires de ce parti. Il connaît bien François Bayrou, et en profite pour glisser une petite pique à l’ancien supporter d’Edouard Balladur : « François Bayrou n’a aucun programme en dehors d’une volonté de réduire la dette de l’état ». Petite introduction avant d’entrer dans le vif du sujet, la politique internationale.

Interrogé sur le rôle et l’image de la France dans le monde, Philippe Douste-Blazy décrit la fracture qu’il constate sur notre planète. D’un côté les pays riches, de l’autre les pays pauvres. Entre les deux, trois pays émergeants, le Brésil, l’Inde et la Chine.

Dans les pays pauvres, l’un des manques les plus flagrants est l’accès aux soins. « En effet, un enfant meurt du paludisme toutes les 30 secondes, 700.000 meurent du SIDA, juste parce qu’ils n’ont pas de médicament. C’est la honte de la planète ». Des médicaments, il y en a dans les pays riches. Même les pays les plus pauvres reçoivent les images de CNN, TV5, ou TF1, et ne comprennent pas le gaspillage auquel nous nous livrons. Devant les richesses que nous possédons, les services et les soins dont nous disposons, la colère et l’indignation gronde. Cette différence insupportable est le terreau du terrorisme. Les extrémistes n’ont aucun mal à embrigader un jeune complètement démuni, qui ne comprend pas pourquoi nous consommons et gaspillons autant de médicament, d’eau ou de nourriture. Et cette révolte ne fait que grandir.

Un autre sujet d’opposition entre pays riches et pays pauvre est celui des valeurs. Les religions sont très importantes dans certains pays, alors que les pays occidentaux, et notamment la France, se déchristianisent rapidement. L’UMP a voté une loi sur la laïcité (non votée par François Bayrou note Philippe Douste-Blazy), mais la religion et les valeurs morales sont importantes. L’occident doit être porteur de valeurs éthiques. Il ne doit pas être une civilisation basée uniquement sur l’argent et la consommation. Une opposition peut être perçue par certains pays comme un affrontement entre les valeurs éthiques et l’argent. Cela peut provoquer des guerres de religion.

Face à ce problème, Philippe Douste-Blazy mentionne quelques pistes à développer.

Douste Blazy QG SarkozyLa Grameen Bank est une banque spécialisée dans le micro-crédit. Elle a été créée par Muhammad Yunus au Bangladesh.  L’organisation et son fondateur ont été récompensés par le Prix Nobel de la Paix en 2006. Son rôle est de prêter quelques dollars pour qu’une part importante de la population puisse avoir les moyens de sortir de la pauvreté en créant une activité. Si vous souhaitez donner quelques dollars par carte bancaire et aider vous aussi la Grameen Bank, c’est sur le site sécurisé de la banque. Puis cliquez sur « Donate Online ».

Une autre solution concrète est l'opération Unitaid qui vise à financer la lutte contre diverses maladies dans les pays en développement grâce à une taxe de solidarité sur les billets d'avion. Cet impôt a été proposé par les présidents français Jacques Chirac et brésilien Lula. Philippe Douste-Blazy est actuellement le président d’Unitaid. L'opération est destinée à lutter principalement contre les pandémies (sida, paludisme, tuberculose) à l'origine de 6 millions de morts par an dans le monde. On a pu voir les ballons Unitaid échangés par les capitaines des équipes lors de la coupe du monde de football en Allemagne, l’an dernier. Le ministre des affaires étrangère précise que l’Inde et la Chine vont bientôt rejoindre Unitaid.

Par ailleurs, Unitaid, le président la Banque Mondiale, les fondations Bill Gates et Bill Clinton ont la volonté de développer un programme de développement santé et éducation. En choisissant quelques pays selon des critères appropriés, il s’agit d’y mettre en place un système de santé adapté aux plus pauvres et d’observer comment la pauvreté diminuera en conséquence.

En plus de solutions financières, la France a un rôle important dans la communauté internationale, avec son poste de membre permanent au Conseil de Sécurité de l’ONU, et son rôle fondateur de l’Union Européenne avec l’Allemagne. Lorsqu’il prend la parole, le président de notre pays non aligné et patrie des droits de l’homme, a une influence très importante. La France essaie d’influencer le plus possible le règlement des conflits par la voie diplomatique, à mi-chemin entre les Etats-Unis, plus belliqueux et voulant sanctionner les « méchants », et la Chine et la Russie, peu enclins à sanctionner.

Une question sur la volonté de l’Iran de se doter de l’arme nucléaire est posée par un internaute présent sur Second Life est posée au ministre.

Philippe Douste-Blazy déclare que ce sujet est un problème majeur sur la scène de la diplomatie internationale. Si l’Iran a bien le droit de se doter de l’énergie nucléaire civile, l’ONU a adopté à l’unanimité  une résolution appliquant des sanctions envers ce pays parce qu’il souhaite développer un programme nucléaire militaire. La difficulté lors de l’adoption de cette résolution a été de trouver un terrain d’entente entre la diplomatie des Etats-Unis qui souhaite sanctionner gravement ce pays, y compris par des mesures militaires, et la Russie et la Chine, qui sont moins partisants de sanctions. La France a joué un rôle majeur de médiation entre ces points de vue. Nicolas Sarkozy soutient la recherche d’une issue diplomatique à ce problème. Le ministre des affaires étrangères déclare que l’embargo sur les armes dont l’Iran est la cible a déjà provoqué des effets positifs. Il attaque par ailleurs Ségolène Royal qui a rencontré les dirigeants du Hamas, ce qui est une erreur selon lui, dans la recherche d’une solution diplomatique au conflit du Moyen Orient.

Pour éviter la dérive militaire du nucléaire civil, Philippe Douste-Blazy mentionne un projet original. L’uranium destiné à un usage civil est enrichi à 5%. L’uranium militaire à 20%. En fonction du degré d’enrichissement de l’uranium, on peut savoir à quel domaine il est destiné. La création d’un organisme international unique au monde chargé de l’enrichissement de l’uranium pourrait permettre d’en contrôler l’usage. Par ailleurs, il est indispensable que certains pays se dotent d’énergie nucléaire civile, notamment la Chine, pour éviter des rejets de gaz à effet de serre trop importants. Le contrôle de l’usage militaire du nucléaire est indispensable.

Douste Blazy QG SarkozyPhilippe Douste-Blazy est interrogé sur la construction européenne, et notamment sur le blocage actuel des institutions.

Le ministre déclare qu’un traité institutionnel réduit doit être adopté, empêchant le blocage des institutions européennes. Ce traité doit porter uniquement sur la réforme des institutions, pas sur les politiques européennes, sociales ou de l’emploi par exemple. Les principaux points à réformer dans les institutions sont :

-          La présidence de l’Union Européenne doit durer deux ans et demi.

-          Il doit y avoir un ministre des affaires étrangères européen.

-          Les lois doivent être adoptées avec la règle de la double majorité.

Ce mini-traité ne doit pas être soumis à référendum selon Philippe Douste-Blazy, en accord avec Nicolas Sarkozy. Parce qu’il ne concernerait que le fonctionnement des institutions, pas la politique de l’Europe. Et qu’il est indispensable et urgent de débloquer le fonctionnement des institutions européennes, sans que des sujets politiques ne dévient le débat. La politique européenne, concernant par exemple l’emploi, le social, pourront faire l’objet de référendum.

Une question inhabituelle est posée au ministre des affaires étrangères : « Quel est le moment où, en tant que représentant de la France dans le monde, vous avez eu peur ? »

Philippe Douste-Blazy répond qu’il a eu très peur lors de son déplacement au Liban pour les obsèques de Pierre Gemayel. La voiture qui le conduisait a dû s’arrêter au milieu de la foule. Des milliers de manifestant ont crié « Vive la France », alors que d’autres, beaucoup plus menaçant, s’approchaient de la voiture officielle avec des mitraillettes.

Philippe Douste-Blazy répond à une question sur sa vision de la solution à apporter à la crise du Darfour.

 

Article repris par Rédacteur Agoravox

Posted on 3/28/2007 5:35:00 PM by PierreMF

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Categories: Blog politique | Election presidentielle | Europe | Nicolas Sarkozy | Presidentielle | sarkozy2007 | UDF | UMP

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Joyeux anniversaire l'Europe !

Nicolas Sarkozy et le Chat de Geluck souhaitent un joyeux anniversaire à l'Union Européenne. Chacun à leur façon.
" Je veux que l’Europe change, parce que si elle ne change pas il n’y aura plus d’Europe.
J’ai toujours dit oui à l’Europe, j’ai dit oui à l’Acte Unique, à la monnaie unique, à la Constitution européenne. Et parce que j’ai toujours dit oui à l’Europe j’ai le devoir de dire aujourd’hui à tous les Européens sincères que nous ne pouvons pas continuer comme cela.
Nous avons fait l’Europe pour agir, pas pour subir.
Nous avons fait l’Europe pour vouloir, pas pour renoncer.
Nous avons fait l’Europe pour mettre en commun nos forces, non pour partager nos faiblesses.
Nous avons fait l’Europe pour mieux protéger les Européens, non pour les rendre plus vulnérables. "
Une Europe en mouvement, en action(s).

Anniversaire Europe Chat Geluck

" Le plus grand enjeu de civilisation en ce début de XXIe siècle c’est de réussir à mettre l’économie, la science et la technique au service d’un développement durable.
Je propose de faire du développement durable le critère de toutes nos politiques publiques en changeant nos modes de décision, de production, de transport. En mettant des objectifs environnementaux dans la commande publique. En investissant massivement dans la recherche et le développement des énergies renouvelables et des énergies nouvelles. En investissant dans le nucléaire qui ne produit pas de gaz à effet de serre.
Puisque dans l’économie globale, il nous faut trouver des sources de financement pour développer les technologies propres je propose à nos partenaires européens la création d’une fiscalité écologique sur les pollutions qui taxerait aussi les importations en provenance des pays tiers. Son produit serait intégralement affecté au budget de l'Union européenne, pour financer la recherche et l'innovation industrielle dans les énergies et les technologies propres. "

Eh bien voilà. Nicolas Sarkozy et le Chat sont d'accord.

Posted on 3/25/2007 2:01:00 PM by PierreMF

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